| >> Abstracts |
| Graduate School of International Cultural Studies,Tohoku University, Japan |
| Periodical of the Department of European Cultural Studies |
| European Studies |
| no.4 (July 2004) |
| Les résultats scolaires des Bretons figurent parmi les meilleurs de France et sont bien supérieurs à ce que permettrait d'attendre la situation socio-économique de la péninsule. Leur explication ne doit-elle pas être recherchée dans la culture propre de la Bretagne ? C'est l'hypothèse de l'auteur qui, constatant un surinvestissement des Bretons dans l’éducation de leurs enfants, remonte dans le passé pour en chercher les motivations. À travers trois modes d’apprentissage ? la tradition (orale, en breton), l'instruction (écrite, en français) et l'éducation ?, il se demande dans quelle mesure les Bretons ne chercheraient pas, en apprenant, à se sauver individuellement et collectivement... |
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Sur les "dessins" dans Le petit prince |
| Nous nous proposons ici de lire Le petit prince de Saint-Exupéry comme l'histoire d'une
guérison mentale. La guérison de quelqu'un qui, dans son enfance, a vécu un
grave traumatisme dont il n'est pas conscient. Ainsi pourrait-on expliquer
pourquoi l'aviateur porte toujours son "Dessin numero 1" et pourquoi
il répète, chaque fois qu'il montre son dessin en tant que narrateur, qu'il
dessine mal à cause des grandes personnes qui ont considéré son "chef
d'oeuvre" comme un chapeau, alors que ce dessin représentait un boa qui
digérait un éléphant. Les grandes personnes ont nié la réalité de cet enfant.
Ce fut donc un accident fatal pour celui-ci. Cette narration
« pathologique » est donc la manifestation inconsciente de son
trauma. Et le petit prince n'est pas autre chose qu'une allégorie de son
enfance, la seule guérison possible : elle rétablit le lien direct entre le
moi actuel de l'aviateur et le moi du petit enfant qu'il était. C'est à dire
que l'aviateur retrouve son identité grâce au petit prince imaginaire qui lui
demande de dessiner un mouton. C'est uniquement en dessinant de nouveau qu'il
pourra assumer la réalité de son enfance perdue. C'est également un acte de
redécouverte de l'authenticité de son existence : il prend conscience du
mal qu'il avait souffert dans son enfance. C'est donc une sorte d'auto-guérison
à travers la méditation. Nous, lecteurs, une fois sensibles à ce trauma, nous
partagerons avec l'aviateur cette allégorie du petit prince comme une
existence indispensable. |